Le Sénat français adopte enfin la loi sur le partage de liquidités pour le poker en ligne

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Par LE 11.05.2016
Le Sénat français adopte enfin la loi sur le partage de liquidités pour le poker en ligne

Cela fait des années que l'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne essaie de faire entendre raison au gouvernement pour autoriser les partages de liquidités entre le marché français et d'autres marchés européens tels que l'Espagne, l'Italie ou le Portugal. Tout récemment, l'Arjel a annoncé sur Twitter qu'un premier pas avait été fait.

Rassembler un plus grand panel de joueurs

Le partage de liquidités entre différentes législations permet de rassembler les joueurs de plusieurs pays pour renforcer le marché. Ainsi, l'offre de poker en ligne devient meilleure, que ce soit sur le cash-game qui est plus vivant ou sur les tournois dont les garanties et prizepools sont fortement améliorés.

Depuis que l'Arjel a légiféré en juin 2010, les joueurs de poker en ligne ne peuvent jouer que sur les sites .fr et rencontrent une grande majorité de Français. Le fait d'isoler le marché français a eu pour effet d'affaiblir ce marché qui compte sur de mois en moins de joueurs. Afin de le redynamiser, il faut appliquer le partage de liquidités avec d'autres pays européens.

Objectif : trouver des partenaires

C'est justement la décision qui vient d'être adoptée par le Sénat qui autorise enfin cette pratique pour le futur. Pour le moment, aucune entente n'a été passée avec une autre législation mais la loi a été adoptée. Par le passé, l'Arjel avait fait de nombreux appels du pied pour attirer l'attention du gouvernement sur ce problème, avançant que le poker en ligne n'était pas mort mais qu'il avait besoin de réformes.

C'est l'Espagne qui devrait vraisemblablement être le premier à négocier avec la France. Le pays ibérique constate aussi des fréquentes baisses d'activité sur ce secteur alors que celui des casinos en ligne se porte bien. Mélanger ces deux marchés renforcerait l'ensemble et permettrait aux joueurs d'avoir accès à une offre bien meilleure.

Enfin une bonne nouvelle du côté de ce vertical qui souffre depuis près de 6 ans. Il est à noter que les trois plus gros opérateurs de poker en ligne en France – Winamax, Pokerstars et PartyPoker – se partagent 90% du marché. De nombreux petits opérateurs ont dû rendre les armes ces dernières années.

Le dernier rapport timestriel de l'Arjel montre que le cash-game a baissé de 7% par rapport au T1 2015, tandis les tournois ont crû de 17%

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